Comment soulager un mal de dos (douleurs dorsales)? Les solutions

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Le mal de dos peut résulter d’une blessure, d’une activité physique ou de certaines conditions médicales. Il peut toucher des personnes de tout âge, pour différentes raisons. Cependant, à mesure qu’une personne vieillit, le risque de développer des douleurs sur son dos augmente. Différents facteurs peuvent être à l’origine des troubles, selon la localisation des douleurs le long de la colonne vertébrale. Voici un guide complet des solutions pour guérir le mal de dos.

Comment soulager un mal de dos (douleurs dorsales)? Les solutions

Tout comprendre sur le dos

Avant de découvrir les solutions appropriées pour soigner ses différentes atteintes, il est essentiel de bien comprendre la structure et le fonctionnement du dos chez l’homme. D’une part, le dos est composé d’une structure complexe de muscles, de ligaments, de tendons et d’os qui travaillent ensemble pour soutenir le corps, et nous permettent de nous déplacer. D’autre part, les segments de la colonne vertébrale sont rembourrés avec des coussinets, de type cartilage, appelés disques. Des problèmes avec l’un de ces nombreux composants peuvent alors entraîner un mal de dos.

Les douleurs en lien avec un mal de dos, passager ou chronique, représentent près de 5 % des consultations des patients chez les médecins généralistes. Si la plupart de ces douleurs sont bénignes, certaines nécessitent par contre une prise en charge spécifique.

Comment reconnaître le mal de dos ?

Le mal de dos ne signale pas une maladie en particulier. Il constitue par contre un ensemble de symptômes dont les causes sont multiples, à un niveau grave ou non, de forme aiguë ou chronique, de nature inflammatoire ou mécanique.

Des symptômes distincts selon la zone de douleur

La plus fréquente des maux de dos est la lombalgie. Elle se manifeste par une douleur localisée sur différents niveaux du dos : les disques entre les vertèbres, les ligaments autour de la colonne vertébrale, la moelle épinière ou les nerfs, les muscles du bas du dos, les organes internes abdominaux et pelviens, ou la peau autour de la région lombaire. Pour une douleur localisée dans le haut du dos, l’atteinte s’apparente à la dorsalgie. Elle peut être due à des troubles de l’aorte, des tumeurs dans la poitrine, ou une inflammation de la colonne vertébrale. Lorsque la douleur touche le milieu du dos, donc les vertèbres dorsales, l’on parle plutôt de dorsalgie.

Quels diagnostics pour chaque mal de dos ?

Un professionnel de la santé est en mesure de diagnostiquer les maux de dos après avoir interrogé le patient sur les symptômes qu’il ressent, et effectué un examen physique de la région dorsale. Une imagerie médicale et d’autres tests peuvent être nécessaires dans le cas où le mal de dos résulte d’une blessure, d’une cause sous-jacente qui nécessite un traitement, ou une douleur persistante.

Une radiographie, une IRM ou une tomodensitométrie (examen au scanner) peuvent fournir des informations sur l’état des tissus mous qui constituent le dos. Parmi les outils de diagnostic figurent les rayons X. Ceux-ci peuvent montrer l’alignement des os, et détecter des signes d’arthrite ou de fractures, mais ne peuvent pas révéler de dommages dans les muscles, la moelle épinière, les nerfs ou les disques. Il y a également l’IRM et la tomodensitométrie, qui sont en mesure de montrer des hernies discales ou des problèmes avec les tissus, les tendons, les nerfs, les ligaments, les vaisseaux sanguins, les muscles et les os. L’on utilise de même la scintigraphie osseuse pour détecter des tumeurs osseuses ou des fractures de compression causées par l’ostéoporose, grâce à une substance ou un traceur injecté dans une veine. Le traceur s’accumule dans les os, et aide le médecin à détecter les problèmes osseux à l’aide d’une caméra. Enfin, l’électromyographie, ou EMG est réalisée afin de mesurer les impulsions électriques produites par les nerfs en réponse aux muscles. Cela peut confirmer une compression nerveuse, qui peut survenir avec une hernie discale ou une sténose vertébrale. En parallèle, le médecin peut demander un test sanguin si une infection est suspectée chez le patient.

Les causes des maux de dos

Dans de nombreux cas, la cause d’une douleur au dos n’est pas apparente. En effet, les dommages peuvent résulter aussi bien de la tension, des conditions médicales que d’une mauvaise posture.

Comprendre les différents troubles

Les maux de dos proviennent généralement des cas de tensions ou de blessures. Les causes fréquentes peuvent être des muscles ou des ligaments tendus, un spasme ou une tension musculaire, des disques endommagés, une blessure musculaire, une fracture ou une chute. Certaines activités peuvent entraîner des tensions ou des spasmes, comme le fait de soulever incorrectement un objet lourd, ou de faire un mouvement brusque et maladroit.

Un certain nombre de problèmes structurels peuvent également être à l’origine des maux de dos. L’on peut signaler une rupture des disques qui amortissent chaque vertèbre de la colonne vertébrale. Si le disque est saillant ou se rompt, il y aura plus de pression sur un nerf, entraînant inévitablement des maux de dos. La sciatique aiguë et lancinante peut également traverser la fesse et le bas de la jambe, à cause d’un disque hernié qui s’appuie sur un nerf. L’arthrose peut également provoquer des problèmes au niveau des articulations des hanches, du bas du dos et des zones alentour. Dans certains cas, l’espace autour de la moelle épinière se rétrécit, induisant une douleur connue sous le nom de sténose vertébrale. La courbure anormale et de façon inhabituelle de la colonne vertébrale entraîne également des maux de dos. Tel est le cas de la scoliose, dans laquelle la colonne vertébrale se courbe sur le côté. L’ostéoporose, affectant la colonne vertébrale rend possibles certaines fractures liées à la compression. Enfin, les problèmes rénaux (calcul rénal, infection rénale) peuvent également être à l’origine des maux de dos.

Les personnes à risque et les facteurs de risque

Des critères physiques sont souvent désignés comme étant des facteurs qui prédisposent certaines personnes à ressentir des maux du dos. Si le stress, l’anxiété ou les troubles de l’humeur sont liés aux maux de dos, le risque de lombalgie est plus élevé chez certaines personnes. La femme en état de grossesse, une personne en mode de vie sédentaire, en mauvaise forme physique, d’un âge avancé, en état d’obésité, en excès de poids, un fumeur, un individu effectuant un exercice ou un travail physique intense, un patient qui présente des facteurs génétiques ou des maladies chroniques, comme l’arthrite ou le cancer, sont ainsi prédisposés aux douleurs du dos. Par ailleurs, en raison des facteurs hormonaux, les douleurs lombaires ont également tendance à être plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes.

Quand consulter pour un mal de dos ?

La consultation chez un médecin est nécessaire si vous ressentez une douleur associée à un engourdissement dans les jambes ou des picotements dans le dos. Certaines douleurs peuvent ne pas s’améliorer avec le repos, suite à une blessure ou une chute, ou que vous ressentez une faiblesse associée à de la fièvre, ainsi qu’une perte de poids inexpliquée. Si les douleurs du dos ne sont pas identifiées et rapidement traitées, des complications peuvent apparaître. Les conséquences sur la santé de l’individu peuvent ainsi être désastreuses.

Comment prévenir le mal de dos ?

Les mesures préventives pour réduire le risque de développer des maux de dos consistent principalement à traiter certains facteurs de risque.

Les exercices physiques

Il peut s’agir d’exercices physiques réguliers qui aident à consolider la force et à contrôler le poids corporel. Ces activités peuvent améliorer la santé cardiaque, sans forcer ou secouer le dos. L’on distingue deux types d’exercice que chacun peut réaliser pour réduire le risque de maux de dos. A noter, d’une part les exercices de renforcement du tronc, pour faire travailler les muscles abdominaux et dorsaux, aidant ainsi à renforcer les muscles qui protègent le dos. D’autre part, la formation de flexibilité vise à améliorer la souplesse du cœur, y compris la colonne vertébrale, les hanches et le haut des jambes.

Un régime alimentaire et un mode de vie sains

Le régime alimentaire constitue un moyen de prévention efficace du mal de dos grâce à l’apport de calcium et de vitamine D nécessaire à la santé des os. Avec une alimentation saine, le poids corporel est également contrôlé. À noter que la différence de risque des maux de dos entre les personnes obèses et de poids normal est considérable. Les personnes qui portent leur poids dans la région abdominale par rapport aux fesses et à la hanche sont également prédisposées à plus de risques. Par ailleurs, pour des individus du même âge, de la même taille et du même poids, les grands fumeurs souffrent fréquemment de maux de dos par rapport aux non-fumeurs. Enfin, un matelas qui maintient votre colonne vertébrale droite, tout en soutenant le poids de vos épaules et de vos fesses, est essentiel pour prévenir le mal de dos. L’oreiller, mais pas celui qui force le cou dans un angle courbé.

Les différentes postures

En étant debout, il faut vous assurer d’avoir une position pelvienne juste, avec un dos bien droit, la tête tournée vers l’avant. Vous devez équilibrer votre poids uniformément sur les deux pieds. Gardez vos jambes droites et votre tête alignée avec votre colonne vertébrale. Une bonne posture en position assise sur un siège pour travailler doit être accompagnée d’un support dorsal adéquat, des accoudoirs et d’une base pivotante. Lorsque vous êtes assis, gardez vos genoux et vos hanches à niveau, et maintenez vos pieds à plat sur le sol, ou mieux, utilisez un repose-pieds. Vous devez idéalement pouvoir vous asseoir droit avec un soutien dans le bas de votre dos. Si vous utilisez un clavier d’ordinateur, assurez-vous que vos coudes forment un angle droit et que vos avant-bras sont placés à l’horizontale. Enfin, lors de la conduite automobile, assurez-vous d’avoir un soutien adéquat pour votre dos. Placez-vous de manière à ce que les rétroviseurs extérieurs soient correctement positionnés afin que vous n’ayez pas besoin de les tourner. Les pédales doivent être carrément devant vos pieds. Si vous faites un long voyage, effectuez de nombreuses pauses en sortant du véhicule et en faisant quelques pas.

Le soulèvement des objets

Lorsque vous soulevez des objets lourds, utilisez vos jambes pour faire le levage, plutôt que votre dos. Gardez votre dos aussi droit que possible, en gardant vos pieds écartés, avec une jambe légèrement en avant, afin que vous puissiez maintenir l’équilibre. Pliez seulement les genoux, maintenez le poids près de votre corps, et redressez les jambes tout en changeant le moins possible la position de votre dos. Il est inévitable de plier le dos au départ, mais lorsque vous pliez le dos, essayez de ne pas vous baisser, et assurez-vous de resserrer les muscles de votre estomac pour que votre bassin soit étiré. Si l’objet à soulever est particulièrement lourd, sollicitez l’aide de quelqu’un d’autre pour vous aider. Pendant que vous levez, continuez à regarder droit devant, de sorte que l’arrière de votre cou forme une ligne droite avec votre colonne vertébrale. Enfin, lors d’un déplacement d’objets, il est préférable que votre dos pousse les objets sur le sol, en utilisant la force de vos jambes, plutôt que de les tirer.

Quelles solutions pour une colonne vertébrale souple et solide ?

Si certains maux de dos disparaissent généralement avec le repos, d’autres nécessitent un traitement médical spécifique. Les analgésiques en vente libre, comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens, tels que l’ibuprofène peuvent soulager la douleur. Mais, une simple application d’une compresse chaude ou d’un sac de glace sur la zone douloureuse peut également atténuer l’inconfort. De même, se reposer d’une activité physique intense aide à réduire la douleur, et permet aux muscles de récupérer.

Le traitement médical

Lorsque le repos ou un traitement à domicile ne soulage pas les maux de dos, un professionnel de santé peut recommander des médicaments, des injections de solutions anti-inflammatoires, la physiothérapie, la phytothérapie, ou la thérapie cognitivo-comportementale.

Les médicaments

Les maux de dos qui ne répondent pas complètement aux analgésiques en vente libre peuvent nécessiter la prescription d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, mais pour de courtes périodes uniquement. Ces médicaments nécessitent, par ailleurs, une surveillance étroite par le médecin. Dans certains cas précis, des sédatifs musculaires peuvent être utilisés.

La phytothérapie

Des espèces végétales à l’état naturel sont en mesure de soulager la douleur de dos. Des plantes comme l’harpagophytum ou le cassis offrent leurs propriétés antalgiques et antirhumatismales face à un mal de dos. Elles agissent aussi bien sur la douleur que sur l’inflammation. L’absence de toxicité dans ces plantes ainsi que leur efficacité à long terme en font d’excellents traitements préventifs.

La physiothérapie associée aux exercices de flexibilité

Le soulagement d’une douleur au dos peut passer par l’application de chaleur, de glace, d’ultrasons ou de stimulation électrique sur la zone endolorie. Certaines techniques de libération des muscles du dos ainsi que des tissus mous peuvent également aider à soulager la douleur. À mesure que la douleur s’atténue, le physiothérapeute peut introduire des exercices de flexibilité et de force pour les muscles du dos et des abdominaux. Elles peuvent être associées à d’autres techniques d’amélioration de la posture. Le patient est encouragé à pratiquer ces techniques de manière régulière, même après la disparition de la douleur, afin d’éviter la récurrence des maux de dos.

Les injections de solutions anti-inflammatoires

Si les options précédentes ne sont pas efficaces, l’injection de cortisone dans l’espace péridural, autour de la moelle épinière, est réalisée. La cortisone est un médicament anti-inflammatoire qui aide à réduire l’inflammation autour des racines nerveuses. Cette solution est également en mesure d’engourdir les zones susceptibles de causer la douleur. Selon certaines études réalisées antérieurement, le Botox, ou toxine botulique serait capable de réduire la douleur en paralysant les muscles victimes de spasmes. Il faut cependant noter que ce type d’injection n’est efficace que pour une durée de 3 à 4 mois.

Les exercices de traction

La traction de poulies et de poids, sous surveillance médicale, est une technique reconnue pour étirer le dos. Cette pratique peut notamment remettre une hernie discale en position. Il permet également de soulager la douleur, mais uniquement lorsque la traction est appliquée.

La thérapie cognitivo-comportementale

La thérapie cognitivo-comportementale offre de même la possibilité de gérer les maux de dos chroniques en incitant le patient à expérimenter de nouvelles façons de penser. Cette thérapie inclut des techniques de relaxation et des moyens psychologiques pour maintenir une attitude positive. Des études révèlent ainsi que les patients ayant fait l’expérience de la thérapie cognitivo-comportementale ont tendance à devenir plus actifs et à faire de l’exercice, réduisant ainsi les risques de récidive des maux de dos.

Les thérapies complémentaires

Les différentes pratiques dans le domaine des thérapies complémentaires ont permis à de nombreuses personnes de bénéficier d’avantages importants dans le traitement de leurs douleurs du dos. En effet, les thérapies complémentaires peuvent être utilisées seules, ou en parallèle aux thérapies conventionnelles. Toutefois, lors de l’examen de la thérapie alternative, il est essentiel de recourir à un thérapeute qualifié.

L’ostéopathie, la chiropratique, le shiatsu, l’acupuncture ou le yoga

Ces pratiques peuvent chacune aider le patient à soulager ses maux de dos et à l’encourager à se sentir détendu. L’ostéopathe est spécialisé dans le traitement du squelette et des muscles. Le chiropraticien soigne les problèmes articulaires, musculaires et osseux, en particulier ceux de la colonne vertébrale. Connu comme étant la thérapie par pression des doigts, le shiatsu est un type de massage dans lequel la compression est appliquée le long des lignes d’énergie dans le corps. Le praticien du shiatsu applique une pression avec ses doigts, ses pouces et ses coudes sur la zone douloureuse du patient.

L’acupuncture, elle, consiste à insérer des aiguilles fines et des points spécifiques dans certaines zones réflexes précises du corps. L’acupuncture peut aider le corps à libérer ses analgésiques naturels, comme les endorphines, tout en stimulant les tissus nerveux et musculaires. Enfin, le yoga est une technique impliquant des poses, des mouvements et des exercices de respiration spécifiques. Certains mouvements peuvent aider à renforcer les muscles du dos et à améliorer la posture de l’individu. Il faut cependant veiller à ce que les exercices n’aggravent pas les douleurs du dos.

La neurostimulation électrique transcutanée (TENS)

La TENS est une thérapie reconnue chez les patients souffrant de maux de dos chroniques. Un appareil délivre de petites impulsions électriques dans le corps grâce à des électrodes placées sur la peau du patient. Les spécialistes estiment que cette stimulation, non médicamenteuse et non effractive, encourage le corps à produire des endorphines en mesure de bloquer les signaux de douleurs transmis au cerveau. L’appareil qui émet le courant nécessaire au traitement, et auquel sont reliées les électrodes, doit ainsi être utilisé uniquement sous la direction d’un professionnel de santé. Il est cependant interdit d’usage chez une personne enceinte, ayant des antécédents d’épilepsie, utilisant un stimulateur cardiaque, ou présentant des antécédents de troubles cardiaques.

Quid de la chirurgie ?

Durant plusieurs années, la chirurgie a longtemps figuré comme l’un des moyens privilégiés pour traiter les divers troubles du dos. Néanmoins, les résultats sont souvent mitigés quant au choix de ce traitement. Il fut remarqué que des anomalies constatées sur des examens IRM ne suscitaient en réalité aucune douleur chez le patient. Une intervention chirurgicale basée uniquement sur des examens radiologiques, et qui ne tiennent pas compte des symptômes et des signes cliniques, ont inévitablement conduit à un échec, voire une aggravation des douleurs.

Conclusion

Traiter un mal de dos et adopter certains réflexes pour le prévenir peuvent parfois être compliqués et sembler moins évidents. Si vous n’avez jamais ressenti des douleurs au dos, aucun conseil en particulier n’est à appliquer pour les prévenir. Par ailleurs, des douleurs dorsales peuvent apparaître progressivement et s’accompagner parfois de fièvre, ou que des douleurs brutales et intenses font suite à une chute ou un accident. Dans ces cas, une consultation d’urgence chez un professionnel de santé permet de détecter d’éventuelles fractures ou des tassements. Souvent, des réflexes simples comme le choix d’une chaise appropriée à votre posture peuvent préserver la santé de votre dos.

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